Voici le sujet:

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J'ai voulu mettre l'accent sur la lumière (qui vient de droite)
et sur la diversité des tons, sur des petits espaces.
On peut procéder grain par grain.


Pour faire un pas à pas,
je vous propose de photocopier le 1er dessin sans couleur,

(format A4) et en partant de votre photocopie de le reproduire sur un papier aquarelle;
(calque ou par transparence contre une vitre...)
Ensuite vous suivez les étapes ci-dessous les unes après les autres...

Ou mieux si vous préferez, vous pouvez dessiner les grappes.
(On peut aussi simplifier et morceler le travail en ne faisant qu'une ou deux grappes.)

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Je vous donne les couleurs utilisées:

 Jaune auréoline - Alizarine cramoisi -
Caput Mortum - Rose permanent - Bleu Outremer

Pour les stagiaires qui connaissent un peu ma façon de faire,
commencer par faire des jus.
Pour les personnes qui n'ont pas assisté à mes stages,
il convient de mélanger sur la palette les tons entre eux
avec plus ou moins d'eau en fonction des besoins du sujet.

Exemples :

Jaune pur - Alizarine et Outremer - Alizarine et Outremer++
 Jaune et Alizarine - Jaune et Alizarine++ - Caput mortum et Alizarine...

Faites des essais sur une chute de papier, et comparez vos jus obtenus avec les grains de raisins.

Quand vous pensez avoir le bon nombre de mélanges correspondants aux tons du raisin,
vous pouvez commencer.
Comme je l'ai dit plus haut la lumière vient de droite, il faut bien sûr en tenir compte.

 Commencer par poser un jus très clair (jaune pur ou non) en vous « appuyant » sur les bords du grain.
Cette première étape sert à humidifier votre papier (votre grain).

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  Puis avant que cela ne sèche, POSER progressivement des jus plus forts, plus rouges plus bruns en fonction des besoins.
Ne pas solliciter avec votre pinceau le mélange avec le ton précédemment posé,
« Laisser faire » !

C'est l'humidité du papier qui fait  fuser vos tons entre eux, pas vous!
Continuer grain par grain en les choisissant de façon à ce qu’ils ne se touchent pas,
ou attendez que l'un soit sec pour commencer l'autre.

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Je n'ai pas tenu compte d'un ordre d'exécution, chacun, chacune fera son aquarelle dans sa propre progression...
Je suis gauchère.

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Mes photos ne sont pas toutes bien parlantes,
mais vous pouvez facilement voir les tons qui fusent entre eux,
et pourtant assez distincts les uns des autres.
Toute la subtilité est dans la quantité d'eau sur le papier!

Voilà, votre grappe est terminée, ou plutôt les grains,
il faut maintenant penser aux tiges et aux queues.

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Prenez un pinceau fin, soit un pinceau en martre ou un acrylique n°6 ou 8 de Galaxy.

Faites 2 ou 3 jus :

- Un ton vert très clair tirant sur le jaune: Auréoline et une toute petite pointe d'Outremer.
- Vous pouvez utiliser un jus jaune seul.
- Puis un jus aussi tirant sur le brun (faites des essais sur une chute de papier)

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Observer les diverses tonalités sur les tiges de ces petites grappes:

Vous constatez que des tons clairs et des tons foncés cohabitent ensemble sur des très petites zones;
Je procède exactement de la même façon que pour les grains,
en mouillant ma tige avec un jus jaune
et en intégrant rapidement des tons différents en fonction des besoins.

exemple  : près des grains les attaches des tiges deviennent brunes, alors que plus haut la tige est jaune puis verte...
Il faut bien sûr garder aussi une tige humide pour favoriser la fusion des pigments.

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Faire les ombres :
Mouiller à l’eau claire la zone d’ombre, et poser un brun additionné d’un peu de jaune, ou rouge ou d’un peu de violet…
Faites des essais,
et restez en accord avec les tons de vos grains ( et de votre palette bien sûr).

Forcez l’ombre dans sa partie la plus « cachée » sous les grains.
Attention ! Ce sont de petites ombres.

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Je n'aime toujours pas le raisin, mais le peindre est un plaisir.

Avant de commencer, je me suis demandée comment rendre cet aspect blanchâtre du raisin,
je crois que ça s'appelle la cuticule;
(Sur les quetsches, ça s'appelle la pruine).

Et bien il me semble que "poser" les pigments les uns après les autres, sans chercher à les mélanger du bout du pinceau, favorise une certaine fragilité et restitue ce côté blanchâtre des grains.

C'est parfois inutile de se creuser la tête!
Kti